Expiations, celles qui voulaient se souvenir
Roman noir
Traduit du japonais par Saori Nakajima, Dominique et Frank Sylvain
Prix : 18€
Paru en septembre 2019
234 pages
ISBN : 978-2-379270-41-3

Expiations, celles qui voulaient se souvenir

Kanae Minato

Cette petite ville tranquille, nichée entre deux montagnes, n’a rien de remarquable si ce n’est que l’air y est le plus pur du Japon. Par une chaude après-midi d’été, cinq fillettes jouent au ballon à l’ombre du gymnase de l’école primaire, désertée pour les vacances. Arrive un inconnu, qui se prétend artisan et sollicite leur aide. Sae, Yuka, Maki et Akiko laissent Emiri partir seule avec cet homme. Quelques heures passent avant qu’elles ne s’inquiètent. Pénétrant dans les vestiaires de la piscine, elles découvrent alors le corps sans vie de leur amie.

Les quatre petites filles sont les seuls témoins, mais malgré les questions répétées de la police, elles affirment toutes n’avoir aucun souvenir du visage du meurtrier. Dévastée par le chagrin et la rancœur, la mère d’Emiri les somme d’aider à son arrestation ou de trouver un moyen d’expier. À défaut, aucune n’échappera à sa vengeance. Quinze ans plus tard, le tueur n’a toujours pas été arrêté et les fillettes sont devenues des adultes. Une série d’événements les forcent à revisiter cette terrifiante journée dont l’impact n’a cessé d’entraver cruellement leur existence. Parviendront-elles à se confronter enfin au passé ? Il reste peu de temps avant que le délai de prescription du crime n’arrive à expiration…

Expiations, celles qui voulaient se souvenir (Shokuzai) a connu un grand succès à la fois auprès de la critique et du public japonais grâce à sa construction méticuleuse et à son acuité psychologique. Nominé au Japon pour le Prix des auteurs japonais de romans policiers et aux États-Unis pour le prix Edgar-Allan-Poe 2018, il a été adapté pour la télévision par Kiyoshi Kurosawa en 2012. Une version cinématographique a été présentée en France en 2013.

L’auteure

Née en 1973 à Innoshima, dans une famille d’arboriculteurs, Kanae Minato mène une mission humanitaire de deux ans en Polynésie avant de devenir enseignante. Elle s’essaie à l’écriture à partir de 2004. Son premier roman, Kokuhaku (Les Assassins de la 5e B), Grand Prix des libraires du Japon 2009, est un succès foudroyant avec plus de trois millions d’exemplaires vendus. L’œuvre de cette romancière fréquemment primée compte de nombreuses nouvelles et plus d’une vingtaine de romans. En 2019, Atelier Akatombo a publié Expiations, celles qui voulaient se souvenir, puis Nostalgie en 2021.

Les traducteurs

Saori Nakajima

Dominique Sylvain

Dominique Sylvain est directrice éditoriale d’Atelier Akatombo et romancière (éditions Viviane Hamy, puis éditions Robert Laffont). Elle a vécu une dizaine d’années à Tokyo.

Frank Sylvain

Frank Sylvain, fondateur d’Atelier Akatombo, avoue que son grand plaisir est la lecture de dictionnaires japonais. Il étudie le japonais depuis une trentaine d’années et « n’en est qu’au début ».