La petite fille que j’ai tuée
Policier
Traduit du japonais par Saeko Takahashi, Dominique et Frank Sylvain
Prix : 18€
Paru en juin 2019
232 pages
ISBN : 978-2-37927-036-9

La petite fille que j’ai tuée

Ryō Hara

Dans le Tokyo de la fin des années 80, le détective Sawazaki conduit une Nissan Bluebird fatiguée, fume trop mais avec style, apprécie le jeu de go et pratique l’art délicat de l’autodérision. L’ironie n’est pas une arme inutile pour oublier la défection de son partenaire, lequel, en s’évaporant avec beaucoup d’argent et quelques kilos d’amphétamines, lui a légué l’agence Watanabe et de sérieux ennuis avec les yakuzas.

Un matin de mai, Sawazaki reçoit l’appel d’une inconnue à l’étrange voix rauque. Elle affirme être sans nouvelles d’un membre de sa famille et lui demande de se rendre chez un certain Osamu Makabe.

Le détective obtempère pour se retrouver face à un père déboussolé qui lui propose une mallette rouge contenant soixante millions de yens avant de s’éclipser. Dubitatif, Sawazaki finit par empoigner la mallette en espérant rapidement y voir plus clair. Son geste provoque l’apparition d’un groupe de policiers énervés. Amené au commissariat, puis interrogé, le privé apprend que la petite violoniste prodige, Sayaka Makabe, 10 ans, a été enlevée et qu’il a été désigné par les ravisseurs pour apporter la rançon. Comme si ce n’était pas suffisant, la police le soupçonne d’être impliqué.

Avec La petite fille que j’ai tuée, Ryō Hara connaît un très vif succès au Japon (520 000 exemplaires vendus depuis 1989) et reçoit le prestigieux prix Naoki, attribué à cette occasion pour la première fois à un auteur de polar. Il s’agit du deuxième opus d’une série centrée sur le privé Sawazaki. Hara, admirateur de Simenon et de Chandler, s’amuse à garder secret le prénom de son héros, mais avoue une proximité entre Sawazaki et Philip Marlowe.

L’auteur

Né en 1946, Ryō Hara étudie la littérature à l’université de Kyūshū avant de devenir pianiste de free-jazz et directeur d’un night-club. Tout en poursuivant sa carrière de musicien, il commence à écrire en 1988. Auteur de cinq romans, il a également publié un recueil de nouvelles et un ouvrage d’essais.

Les traducteurs

Saeko Takahashi

Depuis sa découverte de la France à l’âge de 11 ans, Saeko Takahashi est fascinée par la culture et la langue françaises. C’est un énorme plaisir pour elle de contribuer à transmettre la culture japonaise aux francophones à travers la traduction.

Dominique Sylvain

Dominique Sylvain est directrice éditoriale d’Atelier Akatombo et romancière (éditions Viviane Hamy, puis éditions Robert Laffont). Elle a vécu une dizaine d’années à Tokyo.

Frank Sylvain

Frank Sylvain, fondateur d’Atelier Akatombo, avoue que son grand plaisir est la lecture de dictionnaires japonais. Il étudie le japonais depuis une trentaine d’années et « n’en est qu’au début ».