Le Requin de Shinjuku
Policier
Traduit du japonais par Jacques Lalloz
Prix :18€
Paru en octobre 2020
322 pages
ISBN : 978-2-37927-071-0

Le Requin de Shinjuku

Arimasa Ōsawa

Tokyo, début des années 90. Samejima, 36 ans, est capitaine au commissariat de Shinjuku, le quartier le plus peuplé et agité de la capitale. Malgré les apparences, c’est un placard : sa hiérarchie préfère l’avoir à l’œil plutôt qu’en roue libre dans une préfecture éloignée. Depuis le suicide d’un collègue, il détient en effet des infos compromettantes sur l’institution policière. Ostracisé, il travaille seul. Son surnom, le Requin de Shinjuku, lui vient-il du simple fait que same signifie « requin » ? Pas sûr. Sa haine des yakuzas et son constat que les autorités de son pays sont trop tolérantes avec eux le poussent à utiliser des procédés musclés que sa hiérarchie fait mine d’ignorer. La seule personne en qui il a confiance est Shō, sa petite amie, une talentueuse rockeuse de 22 ans, qu’il aide parfois à écrire ses chansons. Lorsque deux gardiens de la paix sont tués en pleine rue par un inconnu muni d’une mystérieuse arme relevant de la prouesse technique, Samejima y voit le style d’un armurier qu’il a déjà arrêté dans le passé. Bientôt, d’autres policiers sont abattus. Samejima est face à un choix. Intégrer le QG d’enquête ou appliquer ses propres méthodes.

Le Requin de Shinjuku est le premier opus d’une série plébiscitée pour son atmosphère très réaliste. Il est aussi l’acte de naissance d’un héros aussi séduisant qu’incorruptible, incarné au cinéma par Hiroyuki Sanada (Le Dernier Samouraï, Ring).

L’auteur

Né en 1956 à Nagoya, Arimasa Ōsawa décide de devenir écrivain de hard-boiled après avoir lu Raymond Chandler et William P. McGivern. Ses débuts sont difficiles, mais Le Requin de Shinjuku, publié en 1990 au Japon, lui fait connaître un succès foudroyant. Romancier multi-primé, il est également scénariste de jeux électroniques.

Le traducteur

Jacques Lalloz

Jacques Lalloz à la vitesse d’un casse. Trois étapes : Luxeuil-les-Bains (70), Paris (Langues O’, pour l’âge…), Kyoto (Institut français et université Kyōdai). Fidèle à cette dernière ville où il s’est lancé d’abord dans les mangas, puis dans la littérature, blanche et enfin noire. Bilan : des centaines de mangas et une vingtaine de titres (en attendant l’érotisme, la SF ?) Du Japon, ne connaît pas son soleil levant car aime trop son futon. Toutefois, aujourd’hui à la campagne, travaille le matin avec devant lui les rizières et (cela va sans dire) les akatombo saisonnières et le lac Biwa qui luit au loin.