Les Chiens de l’enfer
Policier
Traduit du japonais par Jacques Lalloz
Prix : 20€
Paru en mars 2021
474 pages
ISBN : 978-2-37927-100-7

Les Chiens de l’enfer

Akio Fukamachi

« J’ai trop de sang sur les mains. Je suis un chien enragé qui ne sait que mordre, et j’ai toujours eu les coudées franches ». Dans les pires moments, Shōgo Kanetaka doute de pouvoir retrouver son ancienne vie de policier. Afin d’infiltrer un important gang, il a dû changer de nom et de visage. Ses traits portent les stigmates de ces quatre années au cœur de la pègre. Son regard a pris la froideur acérée de celui qui a du sang sur les mains. Son dernier « travail » l’a obligé à pister un truand renégat sur l’île tropicale d’Okinawa et à l’éliminer. Mis à part son supérieur direct à l’Antigang, ses anciens collègues ignorent qu’il est passé de l’autre côté. Et pour cause, la méthode est totalement illégale. Si Kanetaka a appris une chose, c’est que les yakuzas sont rois en matière de collecte d’informations. Plus le temps passe et plus son identité risque d’être révélée. Confronté au plus puissant caïd de Tokyo réussira-t-il à mener sa mission à bien?

Publié au Japon en 2017, Les Chiens de l’enfer a été salué par la critique pour son approche novatrice du personnage du policier. Akio Fukamachi a écrit lui-même l’adaptation en manga. Influencé à ses débuts par James Ellroy, le romancier s’est nourri de films cultes tels qu’Infernal Affairs de Lau et Mak ou Apocalypse Now de Coppola pour donner chair à son personnage meurtri et tiraillé entre deux mondes.

L’auteur

Akio Fukamachi, auteur de plus d’une vingtaine de romans noirs et policiers, critique de cinéma et de mangas, est né dans la préfecture de Yamagata en 1975. Il travaille dans l’industrie pharmaceutique avant de se lancer dans l’écriture et vit de sa plume depuis 2008.

Le traducteur

Jacques Lalloz

Jacques Lalloz à la vitesse d’un casse. Trois étapes : Luxeuil-les-Bains (70), Paris (Langues O’, pour l’âge…), Kyoto (Institut français et université Kyōdai). Fidèle à cette dernière ville où il s’est lancé d’abord dans les mangas, puis dans la littérature, blanche et enfin noire. Bilan : des centaines de mangas et une vingtaine de titres (en attendant l’érotisme, la SF ?) Du Japon, ne connaît pas son soleil levant car aime trop son futon. Toutefois, aujourd’hui à la campagne, travaille le matin avec devant lui les rizières et (cela va sans dire) les akatombo saisonnières et le lac Biwa qui luit au loin.